Dans le complexe d'oedipe, Sigmund Freud y discernait un destin, mieux un fatum, comme il l'écrivait : " Il doit y avoir à l'intérieur de nous une voie prête à reconnaître en Ödipe la puissance contraignante du destin car nous sommes saisis par l'aventure du personnage de la tragédie de Sophocle en reconnaissant un destin qui aurait pu être aussi le nôtre, parce que l'oracle a lancé contre nous avant notre naissance la même malédiction que contre lui ."

La psychanalyse à la différence des neurosciences va démontrer dans la poursuite de ses prémisses découlant du fatum énoncé ci-dessus, qu'elle ne peut se réduire dans ses agissements à une théorie de localisations cérébrales, et qu'ainsi elle est à saisir à l'intérieur d'une voie à valeur heuristique propre .

C'est pour cette raison que la psychanalyse repose constamment sur des oppositions, en particulier entre la sexualité et les tendances à l'auto-conservation et à la mort qui s'en déduisent .

D'ailleurs il faut se reporter aux nouvelles orientations des physiciens quantiques qui placent leurs réflexions sur de nouvelles dimensions spatiales atemporelles, en oubliant de dire que les philosophies extrêmes-orientalistes les avaient déjà précédées dans ce domaine . Il faut noter qu'il ne s'est, pour nous, jamais posé la question dans ce blog de faire un complexe intellectuel vis-à-vis de scientifiques, pour confirmer les thèses comme le font si souvent d'autres auteurs dans des domaines divers pour se rassurer ( comme on le voit périodiquement sur les plateaux médiatisés ) .

Si l'essence de l'être humain a bien une base sexualisée, c'est que la cosmogonie n'a pu procéder autrement .

Les idées envahissantes en chaque être humain ne sont pas à rechercher constamment dans des déficiences cérébrales pour en chercher le sens, mais bien dans l'insistance d'un discours intérieur qui s'inscrit dans un langage de signifiants en constante évolution .