Les actes répétitifs ont de quoi surprendre plus d'un, du fait qu'ils se produisent à l'insu de chacun de nous tous, et qu'ils se manifestent le plus souvent inconsciemment .

On sait que le symptôme souvent se présente en tant qu' immédiatement répétitif (  par exemple dans le rituel obsessionnel ), car il constitue une expression, comme le rêve d'ailleurs, de la tendance à faire retour propre au refoulé . Le phénomène de transfert dans la cure analytique atteste de même de cette tendance à la répétition, en tant qu' actualisation de relations passées sur la personne de l'analyste .

Freud a désigné sous le nom de compulsion ( Wierderholungszwang ) le processus générique dont tous les autres phénomènes répétitifs sont des espèces .

Il y reconnaît une caractéristique essentielle de l'inconscient et de sa résistance propre, et ordonne ainsi la compréhension ultime sur deux axes théoriques complémentaires .

D'une part sur le caractère conservateur de la pulsion ( notamment la pulsion de mort qui est la pulsion par excellence ), d'autre part sur le caractère compulsionnel de la répétition signalé par Freud à propos du mythe d' OEdipe lui-même, qui va servir de base au complexe universel qui porte le même nom .

A partir de ces deux axes, il va s'en déduire que le destin de l'individu va être scellé, d'où l'attitude de chacun de nous tous face à ses situations répétées qu'on désespère de faire représenter .