Vaste sujet qui implique et démontre par là-même les vicissitudes de nos existences, dont les évènements remettent en question nos situations et nos croyances dans d'innombrables cas .

C'est que l'être humain est animé par un fond angoissant qui le pousse sans arrêt à organiser et à appréhender le réel inséparable de son assise .

Les aléas ont la particularité par leur répétition d'infliger à la personne, et donc à son Moi, des ruptures, dont les résultats conduisent à l'empêcher à se déterminer comme unité et comme totalité . Cette situation produit un être oscillant, doutant d'une autonomie illusoire d'une personnalité totale où il veut se reconnaître, et l'hétéronomie à laquelle l'assujettit sa constitution subjective, par la place qui occupe autrui .

Il est frappant de constater les questionnements suite aux relations intersubjectives déterminantes : ai-je bien dit ? Ai-je bien fait ? L'ai-je impressionné ? Ne constituent en soi que les marques d'une souffrance humaine, un avatar catastrophique de la réponse que peut apporter un sujet  aux interrogations qu'il porte en lui-même sur la possibilité de sa propre définition, indépendamment d'un regard étranger, d'une détermination autre, par laquelle il est incessamment dessaisi .

Narcisse pleure de ne pouvoir s'aimer que dans la douleur de ne pouvoir s'étreindre, perpétuée dans sa division spéculaire, découvrant par là-même l'inauthenticité de son accomplissement .