L'analyse montre souvent que certaines personnes n'ont pas besoin de partenaires pour s'épanouir sexuellement, et aboutissent en cela à une véritable autonomie en la matière .

Ce qui confirmerait la singularité de la sexualité humaine qui conduit plutôt vers une perversion de l'obtention du plaisir ( orgasme ) qu'à une fonction de la reproduction propre au règne animal, pour prendre un exemple .

La psychanalyse ne saisit pas le sujet dans un rapport d'immédiateté à sa sexualité, mais plutôt lui fait apparaître cette dernière comme un corps étranger qui a d'énormes répercussions sur le plan de la symptomatologie, voire même de la psychopathologie clinique .

Le narcissisme inhérent à la nature humaine a la particulrité de montrer qu'est répandu dans son caractère secondaire ( complémentaire au narcissisme primaire ), une conception des formes répandues d'amour de soi ( où le Moi propre est pris comme objet d'amour par le sujet lui-même ), et cela dans sa totalité .

Même si cela suppose une évolution suite à des évènements psychiques originaux, indépendamment d'une extériorité qui aurait fait défaut en la matière ( forclusion ), l'analysant reste convaincu au cours et à la fin de son analyse, que son autonomie et son indépendance qui se dégagent de cette situation si particulière, sont les deux valeurs suprêmes conduisant à une liberté de création ( sublimation ) .