C'est à partir des séances de cure analytique que s'est élaborée la théorie psychanalytique .

A la fois sur un plan qualitatif (par l'élaboration de ses principaux concepts), et sur le plan quantitatif (par l'élaboration de compte-rendus de fin de séance), sans compter les règles régissant au mieux les attitudes de l'analysant et de l'analyste afin de favoriser au mieux la libre circulation de la parole, décrite dans la théorie de la libre association.

Il ne s'agit pas ici de développer certaines règles (développées amplement dans ce blog) quant au développement d'une cure, mais plutôt d'insister sur le rôle des principaux acteurs que sont l'analysant et l'analyste .

Même si les compte-rendus démontrent des aspects généralisés semblables à tout individu, il n'en est pas moins vrai qu'une analyse reste et relève du particulier, suivant  et confirmant en cela le caractère unique de la trace A.D.N. dans le domaine scientifique .

D'ailleurs c'est l'analysant qui domine lui-même l'orientation de sa propre cure, comme si le sens de sa vie était déjà déterminé à son insu, et qu'il porte en lui-même,  intrinsèquement lié à sa constitution subjective ( voir la théorie du fatum issue du refoulement originaire, notamment l'oracle destiné à oedipe )

Et cette situation ne lui pose aucun problème quant à l'issue du débat . D'où le silence du psychanalyste qui comprend que son curiste travaille par sa parole à se positionner sur une chaîne intersubjective de désirs et de manques .

C'est comme si symptômes et pathologies psychiques se découvraient dans leur nature propre, d'éléments moteurs, eux-mêmes passages obligés dans développement et évolution de l'être de langage, qu'est l'humain .

N'avions-nous pas dit déjà que l'orientation du langage était de retourner vers le Verbe . Et que tous les moyens utilisés par le premier pouvaient même être très extrêmes dans la psychopathologie clinique .