La psychanalyse voit dans la névrose une affection d'origine psychique, dont les manifestations, les symptômes, ont un sens qui se révèle être une expression symbolique ( de langage ) d'un conflit inconscient qui va devoir se résoudre dans un compromis entre un désir et une défense .

C'est dans l'instauration du complexe d' Oedipe que la névrose va déployer l'éventail des variations possibles que la contingence de l'existence individuelle lui imprime .

Longtemps le caractère psychogène des névroses apparaissait comme une raison suffisante pour en faire une catégorie servant de zone d'attente, utile pour inclure des groupes de signes cliniques difficiles à intégrer dans des shémas pathogéniques hypothétiques .

La psychanalyse situe les névroses dans les avatars de la relation intersubjective fondamentale, car elles vont devenir des figures qui s'ouvrent sous forme de pièges possibles dans la situation du sujet, en tant qu'il est sujet de la communication .

Et c'est dans ces espaces intersubjectifs déterminants pour le devenir des êtres humains, que vont s'opérer ces sièges névrotiques narcissiques aboutissant le plus souvent à des dialogues de sourds, dont chacun n'a d'oreille pour le message d'autrui qu'à condition que ce soit le sien propre .