L'altérité c'est donc bien l'Autre, l'inconscient de l'être humain, pris constamment dans les filets d'une chaîne de désirs issue de l'intersubjectivité, lieu de l'Autre .

Car c'est l'intersubjectivité qui va constituer la dynamique subjective jusqu'à en être sa source .

La psychopathologie va centrer tout le travail de l'analyste sur tous les rapports extérieurs de l'environnement de l'analysant, rapports bien entendu à connotation désirante ou signifiante et manquante . Et ce à la fois sur le plan spatial qu'historique .

Il va s'en conclure que tout être humain est plus façonné par l'influence des désirs des autres que par sa propre nature constitutive .

Sa soi-disante réalité va se situer entre le refoulement originaire qu'il a dû subir à sa naissance, et l'espace que fixe l'Autre .

C'est dans cet espace que le narcissisme essaie de créer une cohérence subjective dominée par une méconnaissance chronique de tout un chacun . Et c'est cette méconnaissance qui va poursuivre l'individu à chaque stade du développement de son assise, bref de son réel qui le colle et dont il ne va avoir qu'une appréhension à défaut de l'organiser .

Tout dans le discours de chacun est marqué par l'altérité, et cela dès la naissance car la parole va naître à partir de quelqu'un d'autre, les parents au départ qui vont constituer le tiers représentatif .

Dans le dialogue alors va se montrer pour chacun des interlocuteurs des signes qui doivent fixer l'attention. Mais l'altérité peut aussi avoir un caractère objectif . Celui de toujours mieux faire dans la sublimation, voire de l'immanence .

 Nous sommes tous égaux face à la solitude, trait de l'absence, car nous sommes tous possédés par les instances d'un appareil psychique, d'où le fait que ces solitudes se manifestent de mille manières .