C'est son inscription dans un champ d'intersubjectivité, où l'individu se forme sous les déterminations signifiantes d'autrui que se manifeste le plus la domination de son propre imaginaire, ce par quoi se profile constamment une clôture illusoire .

Car grâce à son Moi, sa capacité d'adaptation à la réalité ne peut se concevoir sans l'économie du poids d'aliénation et donc de méconnaissance permanente qui constitue toute sa constitution humaine.

La permanence d'unité subjective ne doit se mesurer que par rapport à l'illusion d'autonomie dans laquelle s'installe tout individu, et dans laquelle sa prétendue adaptation à la réalité n'est au fond que l'aménagement imaginaire d'un domaine de méconnaissance narcissique où tout être humain semble se complaîre.

 On voit bien dans ce schéma que tout être humain désirant doit,  pour réussir son existence, passer par le stade de sujet voué au désir ( ou sujet désirant ) à celui de sujet désiré .

 A partir de ces constatations il est évident que chaque personne va communiquer durant tout son devenir humain sur trois plans : 

 1, sur le plan du signifiant ( qui est primordial chez Ferdinand de Saussure ), et qui n'est d'autre que le désir;

 2, au niveau du réel apparaissant comme l'impossible à exprimer dans un dialogue interindividuel de dislocation de la subjectivité ( notable dans la division du Moi ), suite à laquelle l'être humain va avoir du mal à s'imprégner de signifiant indispensable au respect sa constitution identitaire,

 3, au niveau de l'imaginaire lieu primordial du signifié ( et qui donc se situe dans une insistance d'une chaîne signifiée de la même manière que celle des signifiants ), lieu de méconnaissance et d'aliénation du Moi .