Le manque est une notion centrale ainsi que capitale tant sut le plan de la macro-psychanalyse que sur le plan de la micro-psychanalyse .

Car si l'être humain est intrinsèquement constitué d'un manque récurrent , il doit cette caractéristique au fait qu'il est un manque à être continuel , en perpétuel recherches et remaniements intérieurs .

De là un pas vite franchi à découvrir que nous sommes dominés par un désir moteur dans la vie sociale , et que la cure analytique livre les dévoilements de cette quête du sujet désirant dans le registre symbolique ou monde du langage , jusqu'à permettre à l'individu de faire d'innombrables recadrages afin de se dégager de trop de simplicités dans la perception des choses et des personnes  . Car c'est la cure analytique qui dévoile un sens caché des choses dans le labyrinthe de l'individu dans lequel n'existe pas de fil conducteur , si ce n'est une insistance répétitive de mots et de symboles .

Et pour cause , c'est que le désir du sujet de l'inconscient bute sur le désir d'un autre , et pire sur le désir de l'Autre . Dans le premier cas se dégage la règle suivante : c'est que tout désir réussi doit être le désir d'un désir , sinon le cas contraire s'installera dans tout individu une frustration , matérialisée par l'absence de désir et dominée par les notions de besoin et de demande . Et dans le deuxième cas , c'est que le sujet est dominé par le désir de l' Autre lui-même , qui dispose d'un manque comme tout un chacun .

Cette dimension macro-psychanalytique permet d'affirmer que le symbolique ou langage et inconscient , est le fédérateur commun de tous nos mouvements en interconnexion , seul moyen qui permet au monde vivant humain d'évoluer de la même manière que le monde vivant animal  le fait avec l'instinct .