Cantonner la psychanalyse à une étude intrinsèque de l'individu correspond à un non-sens phénoménal ,  voire même à une incompréhension de son domaine .

Quand on sait que l'organisation psychique personnelle se construit au fur et à mesure de son développement en continuel réaménagement tout le long de son devenir , il va de soi que , sans déconsidérer l'influence des étapes du passé , il s'agit plutôt de vérifier les étapes actualisées de l'individu eu égard à ses environnements successifs .

Et très vite on se rend compte de l'importance qu'elles ont eu pour influencer l'analysant tout le long de son devenir .

Freud avait raison de souligner le rôle fondamental du processus du refoulement originaire en tant que créateur de la naissance du sujet de l'inconscient , mais tout le travail restait à faire quant à l'importance des refoulements secondaires qui se manifestent au jour le jour , et qui ont comme conséquences de faire mouvoir l'individu dans des directions dont il n'a jamais le recul suffisant pour en apprécier la direction. Bref , il est sans arrêt " précipité " à force de ne pouvoir se retenir.

Les actions du destin sont , en psychanalyse , matérialisées par les dits et gestes des autres " parlêtres " , qui ont comme caractéristique d'influencer .

Et à force d'avoir refoulé , l'individu va prendre conscience au bout d'un certain temps qu'au lieu d'être il a sans cesse été .