Sans rentrer dans l'analyse théorique de la nature du refoulement , on peut simplement dire qu'il est inhérent à la constitution même du sujet de l'inconscient.

Jacques Lacan avait utilisé l'expression de moins un ( "moinz - un " ) pour le caractériser .

Pour traduire sa pensée il faudrait la faire correspondre à la métaphore de soustraction : l'être humain est une soustraction à sa naissance .

Soustraction de ses pulsions premières à l'égard de l'autorité parentale , que les psychanalystes classiques considèrent comme des pulsions anarchiques.

N'empêche que cette opération de refoulement va instituer le sujet de l'inconscient tout le long de son devenir.

Là où personne se rejoint dans le milieu psychanalytique , c'est quant à la nature même des conséquences de l'opération de refoulement dans le psychisme de l'être humain , qui se caractérise par ses réveils brusques du fait d'une inflation de pensées envahissantes , le plus souvent contraignantes , et qui ont la particularité de le contraindre , à défaut de le surprendre.

Si l'analyste doit faire suspendre dans le psychisme l'intention de signification consciente de son patient , que le refoulement a créé , il n'empêche qu'il est obligé de lui livrer le sens de cette situation.

Pourquoi à tel moment ,  cette pensée jaillit dans le conscient de l'être humain à laquelle ce dernier n'aurait jamais pensé auparavent ?

Si une psychanalyse ne s'oriente pas dans cette démarche , elle devient "une plaie" pour le patient , comme aimait à le dire Jacques Lacan.